C'est fou, je crois que je ne m'en sortirai jamais... Même si j'arrive à penser mieux, mon inconscient ne me suit toujours pas.
De quoi je parle ? Ah oui, bien sur, faudrait peut-être que je précise. Je vous parlais du petit LE. Je fais mon maximum pour réussir à passer à une autre étape de ma vie. Mais il s'incruste en
moi. Je ne me plainds pas, je suis heureux de le connaitre et de le fréquenter. Je crois que je deviens une meilleure personne à son contact, et ça me plait.
Je viens de l'avoir au téléphone, ça tombe à point, je comptais l'appeler. Petite discussion tranquille, tout en essayant d'être le plus intéressant, le plus drôle, le plus joyeux possible.
Jusque la, il n'y a rien de bien exceptionnel, mais certains détails me montrent bien qu'il est plus que ça. Après avoir raccroché, ma gorge était sèche, j'avais le sourire et hâte d'être à
demain...
Je pourrai porter des oeillères et me convaincre qu'il n'est rien d'autre qu'un ami, j'y arrive presque parfois. Et puis mon corps en entier se rappele à moi. Je m'impressionne par ma capacité à
être plus souriant en sa compagnie. Il apparait de je ne sais ou, et se colle sur mes lèvres. Mais il y a d'autres signaux tout aussi troublant qui me souligne mon obsession : il me suffit de me
rappeler d'un rêve pour me rendre compte qu'il y est présent. Oh bien sur, la plus part du temps, il joue les second rôle, voir les figurants, mais il est la.
Est-ce bien concevable de n'envisager le monde qu'au travers d'une autre personne et comment faire pour s'en détacher ?
Vous noterez que j'ai fait d'énormes progrès, j'ai réussi à me faire à l'idée qu'il ne se passera rien avec lui et qu'il faut donc que je m'en détache... Bon, je n'y tiens pas, mais j'ai déjà
plus ou moins pris rendez-vous avec un garçon pour samedi aprem. Du coup, pas de LE samedi après-midi. C'est un vrai combat avec moi même sur ce coup la !
Je suis pathétique... mais souriant.

Votre avis